LES MUSICALES DU SAMEDI


Causerie avec Raymond Duffaut
Histoire d’opéra, les coulisses d’une vie : Causerie avec Raymond Duffaut
L’entrée aux Musicales du Samedi est libre et gratuite dans la limite des places disponibles


Causerie avec Raymond Duffaut



Julie Depardieu | récitante
Delphine Haidan | mezzo-soprano
Jean-Frédéric Neuburger | Piano
En coproduction avec les Estivales des Taillades
Julie Depardieu lira des extraits du Journal intime de Clara et Robert Schumann. Delphine Haidan et Jean-Frédéric Neuburger joueront et chanteront des lieds de Clara et Robert Schumann et de Johannes Brahms
Comédienne charismatique et profondément habitée par la musique, Julie Depardieu est une récitante très recherchée pour les concerts-lectures, qu’elle sait magistralement élever en récits captivants. Elle s’est prise de passion pour la vie intensément romanesque de Clara et Robert Schumann.
Afin de restituer l’atmosphère dans cette célèbre famille de musiciens en quête d’un Nouveau Monde, Julie Depardieu s’est entourée de la mezzo-soprano Delphine Haidan, invitée des plus prestigieuses institutions lyriques européennes, saluée pour la profondeur de sa voix et son expressivité en langue allemande, ainsi que du pianiste Jean-Frédéric Neuburger, brillant soliste et romantique fervent. Tous trois tissent une relation subtile entre récit et musique, donnant un relief singulier aux œuvres de Clara, Robert Schumann ou Johannes Brahms, héritier spirituel du couple. Ils transforment chaque lettre, chaque mélodie, en épisode vivant de cette poignante histoire que s’approprie entièrement Julie Depardieu.


Elise Bertrand | Violon
Laure Cholé | Piano
Avec l’aimable autorisation du Père Sébastien Montagard, en partenariat avec la municipalité de Ménerbes.
Programme :
Gabriel Fauré (1845-1924) : Berceuse opus 16 et romance opus 28
Manuel de Falla (1876-1946)
Enrique Granados (1867-1916)
Pablo de Sarasate (1844-1908)
Elise Bertrand (2000…)
Maurice Ravel (1875-1937)
Nous sommes particulièrement fiers de recevoir deux brillantes représentantes des musiciens français de moins de 30 ans : la violoniste Élise Bertrand et la pianiste Laure Cholé, lauréates de nombreux concours internationaux. Pour leur première venue, elles se tournent vers les Suds dans un programme dévoilant les liens fructueux entre les cultures musicales françaises et espagnoles. Fauré personnifie la finesse et la clarté de l’école française, tandis que De Falla et son aîné Granados rapprochent l’écriture savante, plutôt hexagonale, des mélodies populaires de leur pays. De Sarasate suit ces mêmes influences dans sa flamboyante Carmen Fantasy. Laure Cholè introduit ensuite « Dans les Abysses de lumière », la création d’Elise Bertrand qui est non seulement une instrumentiste virtuose, mais aussi une compositrice déjà pleinement reconnue. Très attachée à ses racines méridionales, cette dernière associe dans cette pièce pour piano seul, la subtilité harmonique de son travail à l’irisation de la lumière qui caractérise les Suds. Maurice Ravel, d’origine basque, s’inscrit dans ce même tropisme en intégrant des rythmes et des couleurs ibériques, notamment dans sa fameuse « Pièce en forme de Habanera ». Ce réjouissant voyage, initié par ces deux lumineuses artistes, vient réveiller notre addiction aux lueurs australes, celles du Nouveau Monde peut-être. Viva les Suds ! Viva Espana !
Après une résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, Elise Bertrand mène une double carrière de violoniste et compositrice dont nous découvrirons le travail. Elle a remporté de nombreux concours de violon, de musique de chambre et de composition, notamment le Prix Spécial en 2019 pour la meilleure interprétation de la pièce contemporaine. Elle fut aussi nominée « Révélation Soliste Instrumental » des Victoires de la Musique 2024.
Soutenue par la Fondation Safran, Laure Cholet s’est distinguée lors de concours internationaux tels que les Young Concert Artists à New-York, le Concours International de piano de Fribourg et le prix des Joventuts Musicals de Catalunya ; elle s’est produite en France, dans toute l’Europe, aux États-Unis avec les louanges appuyées de la presse : « Un jeu de part et d’autre très engagé, lumineux, captivant du début à la fin. »


Trio Karénine :
Paloma Kouider | Piano
Julien Dieudegard | Violon
Louis Rodde | Violoncelle
En partenariat avec le Domaine de La Citadelle
Programme :
Nikolaï Rimski-Korsakov (1844 – 1908)Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840 – 1893) / Jean-Claude Pennetier (né en 1942)
Antonin Dvorak (1841 – 1904)
« Tous ceux qui apprécient les trios aux proportions symphoniques trouveront dans ce CD un ajout puissant à leur collection. » Voici comment la presse allemande qualifie le dernier Album, « Tchaïkovski », du trio Karénine, consacré aux œuvres de deux compositeurs figurant dans ce programme. Tout d’abord Rimski-Korsakov souffle un vent d’Est entre les lignes mélodiques éblouissantes de son trio inachevé. C’est ensuite Tchaïkovski qui lui succède dans une transcription inédite : le mouvement lent de son Concerto pour piano, conçu comme un triple concerto, instaure un dialogue amoureux entre le violon et le violoncelle, tandis que le piano en rétablit la richesse orchestrale. Enfin Dvořák occupe une place d’honneur avec son trio pour piano n° 4, « Dumky », où se mêlent chants populaires et rythmes slaves, dans une alternance jubilatoire entre mélancolie et danses joyeuses.
Le trio Karénine situe habilement ce concert à la croisée des mondes, entre Europe orientale et Asie. Un moment fort de brassage culturel, en écho aux thèmes du Nouveau Monde.
Dégustation des vins de La Citadelle après le concert.
– 15h00- 16h00 APRES-MIDI DES ENFANTS


Conférence animée par Florent Verger
Le Chant de la Terre de Gustave Mahler, un chef d’œuvre symphonique et lyrique, à l’aube du 20e siècle
En juillet 1908, après avoir été frappé par le destin, Gustav Mahler écrit à son disciple et ami Bruno Walter : « je dois me remettre à vivre, à la fin de ma vie, comme un débutant, et réapprendre à me tenir debout. Il me faut retrouver le chemin de moi-même ».
Le Chant de la Terre est le résultat de cette quête.
C’est aussi l’un des grands chefs d’œuvre du 20e siècle.
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Les MUSICALES DU SAMEDI sont des conférences musicales animées par des bénévoles.
L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Un accueil café vous sera proposé à votre arrivée.
NOUVEL HORAIRE 10H15


TRIO KARENINE:
Paloma Kouider | Piano
Julien Dieudegard | Violon
Louis Rodde | Violoncelle
Alexandra Soumm | Violon
Manuel Vioque-Judde | Alto
Avec le soutien de la Mairie de Bédoin
Programme :
Dvořák (1841–1904) Quintette n° 2
César Franck (1822–1890) Quintette avec piano
Ce concert met à l’honneur deux œuvres majeures du répertoire romantique pour piano et cordes. Le Quintette n° 2 de Dvořák composé en 1887, s’inspire du séjour du compositeur aux États-Unis. Il intègre des éléments issus des traditions afro-américaines et amérindiennes et fournit un exemple caractéristique du métissage musical transatlantique. En miroir, le Quintette de César Franck publié en 1879, développe une écriture d’une puissance dramatique remarquable, portée par des harmonies audacieuses et une forte tension expressive. Ces deux œuvres illustrent la manière dont la musique européenne a évolué et rayonné, de part et d’autre de l’Atlantique, façonnant un langage universel, toujours présent dans nos cœurs.
Le Trio Karénine, l’un des ensembles les plus marquants de la nouvelle génération chambriste, s’entoure pour l’occasion de deux solistes de premier plan, Alexandra Soumm et Manuel Vioque-Judde, régulièrement conviés par les plus grandes formations. Ils forment ainsi un quintette dont l’exécution fera date dans ce beau pays de Ventoux.


SAMEDI 06 JUIN
21H00
La Maison Basse 84480 Lacoste
DUO MARINA VIOTTI / THEO OULD
En partenariat avec le Savannah College of Art and Design de Lacoste (SCAD)
Programme :
Francis Poulenc (1899-1963) : Montparnasse – Hôtel – Le travail du peintre – Les chemins de l’amour
Reynaldo Hahn (1874-1947) : Les cygnes – L’heure exquise
Henri Duparc (1848-1933) : Chanson triste – La vie antérieure
Gabriel Fauré (1845-1924) : Les Berceaux – Après un rêve – Automne – Chanson d’amour
Kurt Weil (1900-1950) : Je ne t’aime pas – La complainte de la Seine – Youkali
Léo Ferré (1916-1993): La vie d’artiste – L’invitation au voyage – Green
Barbara (1930-1997) : Nantes
Jacques Brel (1929-1978) : La chanson des vieux amants
Edith Piaf (1915-1963) : Padam, padam : La foule – mon dieu
Jacques Prévert (1900-1977) et Joseph Kosma (1905-1969) : Les feuilles mortes
Nougaro (1929-2004) : Une petite fille
Événement à Lacoste, dans le site sublime de la ferme basse du SCAD à l’invitation de Cédric Maros ! Marina Viotti et Théo Ould nous permettent d’apprécier les liens évidents entre la mélodie française et les refrains intemporels de nos icones de la chanson.
Plus inattendu encore, ils créent une alchimie entre la voix et l’accordéon pour mettre en scène des œuvres issues d’univers différents mais propices aux mêmes émotions : de Gabriel Fauré à Jacques Brel, de Francis Poulenc à Claude Nougaro.
Portée par une voix d’une grande intensité expressive, Marina Viotti déploie ici un chant profondément incarné, au zénith de son talent. Invitée des scènes prestigieuses, de l’Opéra de Paris au Festival de Salzbourg, elle affirme une présence rare, conjuguant virtuosité et sincérité.
À ses côtés, Théo Ould, de son piano à bretelles, enveloppe la chanteuse d’une auréole sonore en devenant enlumineur ou orchestre à lui tout seul. Musicien surdoué, il est reçu notamment à la Philharmonie de Paris et au Konzerthaus Wien, et revient d’une tournée triomphale aux États-Unis.
Un récital sensible et lumineux, où les préjugés s’effacent dans un même Nouveau Monde



Maha Zahid et Bruno Fontaine | Piano
En partenariat avec la Fondation Blachère, à l’occasion de leur nouvelle exposition « AFROBLUE »
Programme :
Maha Zahid
Gabriel Fauré (1845-1924) : Barcarolle n°4, Op.44 – Nocturne Op.33 n°3
Claude Debussy (1862-1918) : Clair de lune – Soirée dans Grenade
Ayo Bankole (1935-1976) : Egun Variations
Nabil Benabdeljalil (1972 … ): Nocturnes n°4 et n°6
Fred Onovwerosuoke (1960…) : Sélection des 24 studies in African rhythm
Bruno Fontaine
George Gershwin(1898-1937) Rapsody in Blue
Improvisations sur le thème du bleu
À quatre mains
Bedrich Smetana (1824-1884) : La Moldau (Transcription)
Claude Debussy (1862-1918) : suite « En Bateau »
À l’occasion de l’exposition « Afroblue », 36 artistes venus d’Afrique explorent les infinies nuances du bleu dans un parcours poétique entre ciel et mer. Dans cet esprit, Christine Allain-Launay, a pensé faire dialoguer les arts en y joignant les gestes de deux pianistes. Tous-deux cisèleront à leur tour des « notes bleues », pour accompagner ce rendez-vous universel entre continents et esthétiques.
Maha Zahid, artiste marocaine formée au Conservatoire de Liège et associée à l’Opéra de Montpellier, se définit comme une véritable sculptrice du son. Elle fera émerger les couleurs nocturnes de Debussy et de Fauré, tout en ouvrant le programme à des compositeurs africains à découvrir. Bruno Fontaine, nourri de musique classique et de jazz, s’impose naturellement dans ces rencontres. Il interprétera avec brio la Rapsody in Blue de Gershwin et déploiera ses talents d’improvisateur, insufflant des nuances bleutées dans cet espace azuréen. Réunis à quatre mains, Maha Zahid et Bruno Fontaine nous entraîneront des rives de la Moldau aux vastes océans, dans une traversée colorée où le bleu devient arpèges !
Accueil à partir de 20h00, cocktail offert par la Fondation Blachère


EN HOMMAGE A DEBORA WALDMAN
Felix Mendelssohn (1809-1847) Symphonie N° 3 « Ecossaise »
Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour violon
Au fil des saisons, une relation fidèle s’est tissée entre Debora Waldman et les mélomanes. Alors que sa carrière prend une trajectoire internationale, ce concert rend hommage à son engagement et sa rigueur dans un programme digne de son envergure.
La Symphonie n° 3 « Écossaise » de Mendelssohn s’impose par son lyrisme et son énergie, culminant dans un final exalté aux accents de célébration. En regard, le Concerto pour violon de Brahms répond à cette même quête de force et de consistance. Œuvre parmi les plus exigeantes du répertoire, il requiert une maîtrise absolue et une puissance expressive hors du commun.
Eva Zavaro, jeune artiste, reconnue parmi les plus douées de sa génération, et qui nous enthousiasma en septembre dernier, s’y affirme avec une maturité remarquable et une profondeur de jeu saisissante. En parfaite complicité avec Debora Waldman, elle sait entraîner l’Orchestre National Avignon-Provence dans une lecture vibrante, notamment dans les passages suspendus, jusqu’à l’élan irrésistible du dernier mouvement. Une soirée grandiose pour souhaiter « bonne chance » à cette grande dame !
Cocktail offert par Maison Victoire Immobilier après le concert


Franz Liszt (1811-1886)
Gustav Mahler (1860- 1911) /Beatrice Berrut (1985…)
Igor Stravinsky (1882-1971) / Guido Agosti (1901-1989)
Camille Saint-Saëns (1835-1921) / Franz Liszt (1811-1886)
Beatrice Berrut
Paul Dukas (1865-1935) /Beatrice Berrut
Son intense fréquentation de l’œuvre de Liszt a exacerbé ses talents de coloriste de la musique. C’est pourquoi Beatrice Berrut sait métamorphoser son piano en véritable orchestre puis transporte le spectateur dans son propre monde où dominent rêverie et féerie. D’abord poétique avec une déclaration d’amour de Liszt ou le sublime Adagietto de la Vème symphonie de Mahler, son ciel devient flamboyant à l’envol de l’Oiseau de Feu de Stravinsky. Mais le territoire imaginaire de Beatrice Berrut est celui d’une jeune fille, peuplé des personnages fantastiques de son enfance ou ceux de son invention : ses intrigantes marâtres dont il ne faut pas parler. Chut !
Afin de de tracer un sentier dans ces contrées surnaturelles, se succèdent ensuite des musiques bien connues, comme la Danse Macabre ou L’Apprenti Sorcier ordonnant un retour très imagé en terre ferme.
Ravis d’un tel voyage dans un autre Nouveau Monde, nous nous souviendrons d’une Beatrice Berrut ensorceleuse. Armée, non pas d’une baguette de fée mais du philtre de son piano, elle nous aura conté des histoires merveilleuses ancrées dans son subconscient, en orfèvre de la transcription ou de la composition, entre songes, frissons et tours de magie : abracadabra !